Capital immédiat (ARCE) ou allocation mensuelle maintenue (ARE) ? Comparez les deux aides de France Travail selon vos revenus prévisionnels. Gratuit, instantané, à jour 2026.
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Selon vos revenus prévisionnels
| Scénario | Maintien total | Le mieux |
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Estimation pédagogique fondée sur les règles France Travail 2026 (ARCE : 60 % du reliquat moins 3 % ; maintien : ARE mensuelle moins 70 % du revenu, plafonné à 60 % du reliquat depuis le 1er avril 2025). Le calcul réel arrondit les jours par mois et tient compte de cas particuliers (plafond lié à l'ancien salaire, situations mixtes). Ce simulateur ne remplace pas une simulation officielle France Travail ni l'avis d'un conseiller.
Les outils qui aident à lancer puis piloter son activité.
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Créez votre entreprise gratuitement et sécurisez votre dossier (l'ACRE est obligatoire pour l'ARCE : ne l'oubliez pas à la création).
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Quand vous êtes indemnisé par France Travail (ARE) et que vous créez ou reprenez une entreprise, vous avez deux options, et il faut en choisir une :
Les deux dispositifs puisent désormais dans la même enveloppe : 60 % de vos droits restants. La vraie question n'est donc pas « lequel rapporte le plus dans l'absolu », mais « lequel correspond à ma situation » : ai-je besoin de cash maintenant, ou d'un revenu régulier et de garder mes droits le plus longtemps possible ?
L'ARCE correspond à 60 % du reliquat de vos droits ARE restant au jour de la création (pour les droits ouverts depuis le 1er juillet 2023). Un prélèvement de 3 % au titre du financement des retraites complémentaires est déduit de ce capital. Le montant obtenu est versé en deux fois : la moitié au démarrage de l'activité, l'autre moitié six mois plus tard si vous êtes toujours en activité.
Condition essentielle : vous devez avoir obtenu l'ACRE (aide aux créateurs et repreneurs d'entreprise). Depuis 2026, la demande d'ACRE pour les micro-entrepreneurs n'est plus automatique : elle doit être déposée auprès de l'URSSAF dans les 60 jours suivant la création. Le capital ARCE est par ailleurs imposable (catégorie traitements et salaires).
Avec le maintien, votre allocation mensuelle est réduite de 70 % de vos revenus d'activité. Concrètement, France Travail calcule un nombre de jours indemnisés dans le mois :
Jours indemnisés = (ARE mensuelle − 70 % du revenu mensuel) ÷ allocation journalière
Les jours non indemnisés ne sont pas perdus : ils repoussent d'autant la fin de vos droits. Plus vos revenus d'activité sont élevés, moins vous touchez d'allocation chaque mois — mais plus vos droits durent longtemps.
Nouveauté importante (depuis le 1er avril 2025) : le total que vous pouvez percevoir en cumul est plafonné à 60 % de vos droits restants à la date de création. Une fois ces 60 % consommés, le versement s'arrête ; les 40 % restants ne peuvent être débloqués que sur demande exceptionnelle à l'instance paritaire régionale (IPR), si vous justifiez poursuivre l'activité sans en tirer de rémunération.
Pour un micro-entrepreneur, le revenu pris en compte n'est pas votre chiffre d'affaires brut, mais votre CA après abattement forfaitaire (71 % en vente, 50 % en services BIC, 34 % en libéral BNC) — c'est le revenu retenu pour l'impôt. Notre calculateur applique cet abattement automatiquement.
Il n'y a pas de bonne réponse universelle. Quelques repères, à confronter avec le résultat du calculateur ci-dessus :
Avant de vous lancer, vous pouvez aussi estimer ce que votre activité vous rapportera avec notre calculateur de TJM freelance ou notre calculateur de taux horaire artisan, et suivre toutes les démarches dans notre guide créer son auto-entreprise en 2026. Vous êtes encore salarié ? Voyez aussi le guide salarié et auto-entrepreneur, peut-on cumuler.
Le choix de l'ARCE est quasi irréversible : une fois le capital demandé, vous ne touchez plus d'allocation mensuelle. Vos droits non consommés restent récupérables un certain temps en cas de cessation d'activité, mais vous perdez la souplesse du maintien. Prenez le temps de comparer les deux scénarios sur votre horizon réel avant de décider — et, en cas de doute, faites valider votre calcul par un conseiller France Travail.
L'ARCE verse, sous forme de capital, 60 % de vos droits à l'ARE restants à la date de création (droits ouverts depuis le 1er juillet 2023), moins un prélèvement de 3 % au titre des retraites complémentaires. Elle est versée en deux fois : 50 % au démarrage, 50 % six mois plus tard si vous exercez toujours. L'ACRE est obligatoire pour en bénéficier.
Vous percevez une allocation mensuelle réduite : on retire 70 % de vos revenus d'activité de votre ARE mensuelle. Les jours non indemnisés repoussent la fin de vos droits. Depuis le 1er avril 2025, le cumul est plafonné à 60 % de vos droits restants à la date de création ; les 40 % restants ne sont mobilisables que sur demande exceptionnelle à l'IPR.
Cela dépend de vos revenus prévisionnels et de votre horizon. Revenus élevés : l'allocation mensuelle est fortement réduite, l'ARCE (capital immédiat) rapporte souvent plus sur la période. Revenus bas : le maintien verse davantage chaque mois, peut atteindre la même enveloppe de 60 % et préserve un filet de sécurité. Les deux puisent dans la même enveloppe de 60 % de vos droits.
France Travail retient le revenu pris en compte pour l'impôt, c'est-à-dire le chiffre d'affaires après abattement forfaitaire : 71 % pour la vente, 50 % pour les services BIC, 34 % pour les activités libérales (BNC). C'est ce revenu après abattement, et non le CA brut, qui sert au calcul du maintien.
Oui. Le capital versé au titre de l'ARCE est imposable à l'impôt sur le revenu, dans la catégorie des traitements et salaires, au titre de l'année de perception.
Le choix de l'ARCE est quasi définitif : vous percevez votre capital et ne touchez plus d'allocation mensuelle. Les droits non consommés restent disponibles un certain temps (trois ans à compter de l'ouverture des droits, augmentés de leur durée) et récupérables en cas de cessation d'activité. Le maintien, lui, reste réversible et préserve vos droits plus longtemps.